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Sommes nous indispensables ?

1640 1108 Cabinet Madi Said

Sommes nous indispensables ?

Sommes nous indispensables

“ Il réfléchissait : il réfléchissait toujours à la même chose, à ce qui constituait le but, la signification, la joie et l’orgueil de son existence (…) ”

Maître et Serviteur – Tolstoï

 

Sommes nous indispensables ?

 

Qui n’a jamais senti le besoin d’être utile ? De faire plaisir ? De sentir l’agréable sentiment du devoir accompli ? D’avoir pu laisser un impact positif, d’avoir soulagé une peine ou d’avoir pu rendre service ? Le sentiment de vouloir se rendre utile et de faire du bien autour de soi et sûrement l’un des plus nobles, mais aussi moteurs pour beaucoup de personnes.

Aujourd’hui, nous ne parlerons pas de ce sentiment circonscrit aux cas précités, mais plutôt de deux autres dimensions.

Il s’agira du sentiment de se sentir indispensable (sans moi, rien ne va plus, il faut que je puisse être là pour gérer, vérifier, contrôler….) ou de vouloir se sentir indispensable dans les yeux de l’autre (j’ai besoin qu’on me remarque, de me sentir utile, mais surtout demandé.e par l’autre…).

 

Alors, sommes nous indispensables et pourrions nous jamais l’être ?

 

*

 

Dans un cas, ce désir d’être en l’autre dépasse l’envie de participer à son bonheur. Elle est  plutôt un désir brûlant de montrer à l’autre sa disponibilité, son adresse, et sa présence plus qu’une volonté de lui être utile. et c’est à ce moment que l’on tombe dans des égards : quant à notre intention, notre orgueil. Se sentir indispensable est un sentiment qui valorise en flattant notre égo, car cela souligne à l’extrême, à quel point on peut être utile pour notre entourage.

Alors, disons le avant de poursuivre : ce n’est pas parce que vous avez éprouvé ce sentiment un jour que vous n’êtes pas une personne sincère, que vous êtes hypocrite voire mauvaise. Pas du tout ! c’est simplement que vous êtes humain, et en cela, vous ressentirez parfois des sentiments qui ne sont pas les plus sains pour vous ni pour les autres. Comme cette inexorable envie de se sentir indispensable aux yeux de l’autre.

 

Ce que j’aime à penser, c’est qu’une analyse approfondie de nos versants (bons ou mauvais) peut nous permettre d’explorer des voies de guérison, de changements ou de pérennisation selon ce que vous observez.

 

Ces versants ne sont alors que des “aya”, des signes qui vous permettent de retrouver votre chemin, ou d’en tracer un autre, à votre image et selon vos valeurs. 

 

Alors, il est positif de s’y pencher, avec bienveillance et surtout avec une intention placée au préalable, qui nous permette de reprendre à partir de bonnes bases. Vous n’aimeriez pas que votre analyse, aussi juste soit-elle, soit utilisée à mauvais escient, d’où l’importance de travailler et placer une intention juste et sincère dès le début.

 

Quelle est mon intention ?

 

Elle résume à elle seule la première vague de pensées qui doit vous animer au tout début de votre réflexion. 

On peut se demander pourquoi est ce que ce sentir être indispensable est positif pour nous, à quel moment il se manifeste, et en quoi il pourrait être valorisant.

On peut aussi dès le début exclure certaines pistes, par exemple :

Pourquoi arriver en retard à cette occasion ? 

Est-ce parce que j’ai vraiment eu un impératif m’empêchant d’être à l’heure ? Est ce que j’anticipe sur le retard des autres car je n’aime pas les débuts un peu tièdes ? Est ce que simplement je préfère les secondes moitiées de soirée ? Dans ce cas, ces raisons vous appartiennent, et elles ne sont en général que de nature pratique.

 

Mais pour ceux qui ne sont pas convaincus par ces motifs, alors quels sont-ils ? Comment et pourquoi veut on se sentir indispensable ?

Réfléchissez bien… Si vous osiez vous parler de vous à vous ?

 

Est-ce que je veux faire mon effet, que l’on remarque ma présence ? Si c’est le cas, pourquoi ? Pour qui ? A quel point est ce que je veux montrer que cette fête, sans moi ; “ Vous savez tous que ce ne serait pas la même chose”. Pourquoi ? 

Un projet se fait sans vous, et c’est le boxon dans votre tête. Pourquoi sans moi ? Ils sont mieux sans, c’est ça ? où ont ils voulu m’exclure volontairement ? 

En réalité, quel est le problème s’ils n’ont pas pensé à vous ? Est ce que ça diminue votre valeur

Celle-ci est elle mesurable aux nombres de sollicitations que vous recevez ? 

Dès qu’une nouvelle chose se crée, vous voulez en être. Pour quelle raison ? Y apporter votre pierre à l’édifice, proposer une vision créatrice, faire bénéficier de votre imagination fertile ? Bravo !

Mais est-ce vraiment sincère, ou bien ne viendrait-ce pas subtilement rappeler au monde que oui, vous avez de bonnes idées, vous êtes actif dans des projets innovants et surtout, tout cela démontre votre valeur sur le grand marché des ingrédients indispensables à un projet ou une vie réussi.e. 

Sommes nous indispensables pour soi ou pour l’autre ?

 

Certaines personnes entretiennent même des relations avec des personnes qu’elles jugent “indispensables” de connaître, car elles pourraient bien leur “servir” à un moment donné ou à un autre. Peut être même, que la seule valeur sociale de cette connaissance, est suffisante à beaucoup, car elle peut montrer au monde, que oui,  “je la/le connais”. Quelle sincérité alors dans cette approche…?

 

On voit bien qu’une grande partie de ces exemple peuvent illustrer des cas problématique en terme d’intention, qui parfois mêlent le vrai au faux, avec des intentions multiples qui peuvent se manifester ensemble, sans qu’on puisse bien les distinguer directement, un petit peu par accident… Puis dans d’autres cas, on cache un petit peu les mauvaises intentions par d’autres, plus grandiloquentes et moralement acceptables. 

 

Ne soyez pas dupe de vous même, c’est en étant sincère avec vous même d’abord que vous pourrez améliorer vos relations (verticale – envers Dieu – et horizontales – envers les gens). 

 

Reconnaître ces petits glissements permet de ne pas les ériger en système. 

 

Et puis, d’autres cas peuvent également découler d’une intention sincère, mais tronquée.

Elle est un acte compensatoire liée à une blessure émotionnelle et relève davantage d’un travail psychologique que moral par exemple.

Certaines personnes vont en effet aimer se sentir présent partout, pour aider, donner, soutenir autour d’eux, sans compter. Sans jamais rien demander en retour. Jusqu’à s’essouffler parfois et oublier qui ils sont, ce qu’ils veulent et leur propres limites. 

Se sentir exister en donnant, en fournissant une aide à ceux qui en ont besoin, sans penser à se faire justice en amont (les droits et besoins primaires du corps, de votre santé mentale sont des prérequis et des priorités souvent négligées) c’est souvent cacher certaines blessures que l’on n’a pas pu, pas su soigner avec le temps. 

 

La course vers l’autre s’assimile presque à une fuite désespérée de soi.

 

Se quitter pour mieux se sentir exister ailleurs. Sentir devoir toujours avoir un rôle dans les luttes de votre entourage, de votre environnement, de toute votre famille entière est un sentiment noble qui prouve une certaine grandeur de caractère. Mais attention, celui-ci vous tue à petit feu. Et oui, pour trois raisons principales.

 

Sommes nous indispensables si nous ne sommes pas permanents ?

 

*

 

       1. Vous n’avez pas à jouer un rôle dans toutes les luttes : 

“Dieu n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité” traduction v2s286

Humainement, c’est un donc un rôle impossible à tenir 

        2. Pour être constructif et pérenne, votre rôle ne peut se substituer à celui des autres, chacun a le sien.

Psychologiquement, certains déverouillages ne peuvent être réalisés que par les personnes elles-même, vous aurez beau avoir une volonté de fer et donner toute l’aide au monde, si ce dévérouillage n’est pas fait par l’autre, c’est comme poser des briques à la même place, sur une terre qui les ferait disparaître à chaque fois. 

Et enfin…

       3. Vouloir tout résoudre, aider tout le monde jusqu’à vous oublier, c’est oublier que La Permanence Lui Appartient, et qu’Il Est l’Unique Indispensable à toute chose, du grain de sable, à la vague qui s’échoue, de la rosée du matin jusqu’au battement de toutes les ailes qu’Il a Créé.  C’est d’ailleurs l’un des noms divins :

 

Al Baqi – الباقي

Le Permanent

Celui qui Est , qui a toujours été et qui Sera à jamais.

 

Sommes nous alors indispensables si Seul Le Permanent l’Est ? Devons nous chercher à l’être, quand nous ne serons à jamais limités ? Est ce un noble sentiment que de vouloir l’être, une problématique ou un révélateur, un signe, une manière de mieux comprendre ce qu’il y a derrière ce désir ?

Votre santé mentale est importante, il est nécessaire de la soigner, de la protéger et de la préserver.

Si vous en ressentez le besoin, un thérapeute peut vous aider à y voir plus clair.

Aussi, si vous avez besoin d’aide, n’hésitez pas à vous faire accompagner par le Cabinet Madi Said ou par tout autre professionnel à même de vous aider à réaliser un travail psychologique, pour vous aider à aller mieux.

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